Comment choisir une solution de paiement en ligne

Dans le cadre du développement du projet, j’ai été amené à choisir une solution de paiement en ligne. L’exercice étant nouveau pour moi et n’ayant pas de connaissances spécifiques sur le sujet, voici comme je m’y suis pris.

La première étape est bien sûr de procéder à une recherche sur Internet. Je n’ai pas trouvé grand chose : quelques échanges dans des forums et un bon e-book. C’était assez toutefois pour dégrossir le sujet.

J’ai ainsi appris qu’il faut au préalable signer un contrat de vente à distance avec sa banque. Ce contrat, payant, marque l’autorisation de vendre en ligne. Il confère au nouveau marchand un numéro d’identification unique. Par ailleurs, la structure de prix des prestataires est typique et s’articule comme suit : des frais de mise en service (en centaine d’euros), un abonnement mensuel (en dizaine d’euros) et une commission fixe par transaction (en centimes).

Par la suite, il s’est agi de définir les critères de sélection. C’est la liste des fonctionnalités et services proposés par les prestataires adaptée à nos besoins actuels et à venir. Cela donne ce tableau. Je ne le donne pas pour parfait mais cela aide à y voir clair et à prendre une décision.

J’ai contacté trois prestataires : Mercanet, Ogone et PayBox. J’avais peu de temps, aussi des solutions réputées suffisaient à constituer une short list viable. Mercanet est la solution de BNP PARIBAS, notre banque ; j’ai travaillé par le passé avec Ogone et j’y ai un contact ; j’ai découvert PayBox après recherche. J’ai lu sites Web et documentations ; j’ai pris langue avec chaque interlocuteur commercial pour poser des questions, obtenir un accès test à l’interface d’administration et une proposition commerciale.

Après étude et essai, j’ai complété la grille. Il me fallait maintenant choisir ! J’ai rapidement écarté Mercanet, échaudé que j’étais par la lenteur et le manque de réactivité de notre banque. Du reste, alors que les autres prestataires ont répondu en moins de vingt-quatre heures, il lui en a fallu soixante-douze… Ogone est plus cher, son back office est selon moi d’un confort inférieur à celui de PayBox mais il m’a paru supérieur techniquement. Sa page de paiement sécurisé gère à la fois le paiement par carte et le virement bancaire, ce qui simplifie le processus d’achat. Je savais enfin, pour l’avoir expérimenté, que leur service client est fiable.

Bref, mon choix était fait, et il ne me restait plus qu’à négocier. J’ai testé le coup classique : « Vous êtes la solution que je préfère mais… Vous avez un oui de suite si vous faites un effort sur… » Cela nous a valu une réduction significative des frais de mise en service et des conditions de sortie aménagées.

J’ai communiqué à l’équipe technique les informations nécessaires à l’intégration de la solution. Le chef de projet m’a du reste conforté dans mon choix sur le plan technique. Cela m’a fait songer qu’il y avait une faille dans ma méthode de sélection : je n’ai consulté personne ! Heureusement, cela ne devrait pas porter à conséquence.